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 Inspirations du Cantique des Cantiques

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Victoria:)
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MessageSujet: Inspirations du Cantique des Cantiques   Dim 29 Avr - 19:40



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Victoria:)
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MessageSujet: Re: Inspirations du Cantique des Cantiques   Dim 29 Avr - 19:49

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MessageSujet: Re: Inspirations du Cantique des Cantiques   Dim 29 Avr - 19:57

Cantique des Cantiques, de Salomon


LA BIEN-AIMÉE

Qu'il me baise des baisers de sa bouche.
Tes amours sont plus délicieuses que le vin ;
l'arôme de tes parfums est exquis ;
ton nom est une huile qui s'épanche,
c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
Entraîne-moi sur tes pas, courons !
Le roi m'a introduite en ses appartements ;
tu seras notre joie et notre allégresse.
Nous célébrerons tes amours plus que le vin ;
comme on a raison de t'aimer !

Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem,
comme les tentes de Qédar,
comme les pavillons de Salma.
Ne prenez pas garde à mon teint basané :
c'est le soleil qui m'a brûlée.
Les fils de ma mère se sont emportés contre moi,
ils m'ont mise à garder les vignes.
Ma vigne à moi, je ne l'avais pas gardée !

Dis-moi donc, toi que mon cœur aime :
Où mèneras-tu paître le troupeau,
où le mettras-tu au repos, à l'heure de midi ?
Pour que je n'erre plus en vagabonde,
près des troupeaux de tes compagnons.

LE CHŒUR

Si tu l'ignores, ô la plus belle des femmes,
suis les traces du troupeau,
et mène paître tes chevreaux près de la demeure des bergers.

LE BIEN-AIMÉ

À ma cavale, attelée au char de Pharaon,
je te compare, ma bien-aimée.
Tes joues restent belles, entre les pendeloques,
et ton cou dans les colliers.
Nous te ferons des pendants d'or et des globules d'argent.

DIALOGUE DES ÉPOUX

- Tandis que le roi est en son enclos,
mon nard donne son parfum.
Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe,
qui repose entre mes seins.
Mon bien-aimé est une grappe de cypre,
dans les vignes d'En-Gaddi.

- Que tu es belle, ma bien-aimée,
que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes.

- Que tu es beau, mon bien-aimé,
combien délicieux !
Notre lit n'est que verdure.

- Les poutres de notre maison sont de cèdre,
nos lambris de cyprès.

- Je suis le narcisse de Saron,
le lis des vallées.

- Comme le lis entre les chardons,
telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes.

- Comme le pommier parmi les arbres d'un verger,
ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
À son ombre désirée je me suis assise,
et son fruit est doux à mon palais.
Il m'a menée au cellier,
et la bannière qu'il dresse sur moi, c'est l'amour.
Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin,
ranimez-moi avec des pommes,
car je suis malade d'amour.
Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m'étreint.

- Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
par les gazelles, par les biches des champs,
n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,
avant l'heure de son bon plaisir.

LA BIEN-AIMÉE

J'entends mon bien-aimé.
Voici qu'il arrive,
sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.
Mon bien-aimé est semblable à une gazelle,
à un jeune faon.

Voilà qu'il se tient derrière notre mur.
Il guette par la fenêtre,
il épie par le treillis.

Mon bien-aimé élève la voix, il me dit :
« Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens.
Car voilà l'hiver passé,
c'en est fini des pluies, elles ont disparu.
Sur notre terre les fleurs se montrent.
La saison vient des gais refrains,
le roucoulement de la tourterelle se fait entendre sur notre terre.
Le figuier forme ses premiers fruits
et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
Lève-toi, ma bien-aimée,
ma belle, viens !
Ma colombe, cachée au creux des rochers,
en des retraites escarpées,
montre-moi ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est douce et charmant ton visage ».

Attrapez-nous les renards,
les petits renards ravageurs de vignes,
car nos vignes sont en fleur.

Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui.
Il paît son troupeau parmi les lis.

Avant que souffle la brise du jour
et que s'enfuient les ombres, reviens... !
Sois semblable, mon bien-aimé,
à une gazelle, à un jeune faon,
sur les montagnes de Bétèr.

Sur ma couche, la nuit,
j'ai cherché celui que mon cœur aime.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé !
Je me lèverai donc, et parcourrai la ville.
Dans les rues et sur les places,
je chercherai celui que mon cœur aime.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé !

Les gardes m'ont rencontrée,
ceux qui font la ronde dans la ville :
« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? "

À peine les avais-je dépassés,
j'ai trouvé celui que mon cœur aime.
Je l'ai saisi et ne le lâcherai point
que je ne l'aie fait entrer dans la maison de ma mère,
dans la chambre de celle qui m'a conçue.

LE BIEN-AIMÉ

Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
par les gazelles, par les biches des champs,
n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,
avant l'heure de son bon plaisir.

Qu'est-ce là qui monte du désert,
comme une colonne de fumée,
vapeur de myrrhe et d'encens
et de tous parfums exotiques ?

Voici la litière de Salomon.
Soixante preux l'entourent,
élite des preux d'Israël :
tous experts à manier l'épée,
vétérans des combats.
Chacun a le glaive au côté,
craignant les surprises de la nuit.
Le roi Salomon s'est fait un palanquin en bois du Liban.
Il en a fait les colonnes d'argent,
le baldaquin d'or,
le siège de pourpre.
Le fond est une marqueterie d'ébène.
Venez contempler, filles de Sion,
le roi Salomon,
avec le diadème dont sa mère l'a couronné
au jour de ses épousailles,
au jour de la joie de son cœur.

Que tu es belle, ma bien-aimée,
que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes,
derrière ton voile ;
tes cheveux comme un troupeau de chèvres,
ondulant sur les pentes du mont Galaad.
Tes dents, un troupeau de brebis à tondre
qui remontent du bain.
Chacune a sa jumelle et nulle n'en est privée.
Tes lèvres, un fil d'écarlate,
et tes discours sont ravissants.
Tes joues, des moitiés de grenades,
derrière ton voile.
Ton cou, la tour de David,
bâtie par assises.
Mille rondaches y sont suspendues,
tous les boucliers des preux.
Tes deux seins, deux faons,
jumeaux d'une gazelle,
qui paissent parmi les lis.

Avant que souffle la brise du jour
et que s'enfuient les ombres,
j'irai à la montagne de la myrrhe,
à la colline de l'encens.

Tu es toute belle, ma bien-aimée,
et sans tache aucune !

Viens du Liban, ô fiancée,
viens du Liban, fais ton entrée.
Abaisse tes regards, des cimes de l'Amana,
des cimes du Sanir et de l'Hermon,
repaire des lions,
montagne des léopards.

Tu me fais perdre le sens,
ma sœur, ô fiancée,
tu me fais perdre le sens
par un seul de tes regards,
par un anneau de ton collier !
Que ton amour a de charmes,
ma sœur, ô fiancée.
Que ton amour est délicieux,
plus que le vin !
Et l'arôme de tes parfums,
plus que tous les baumes !
Tes lèvres, ô fiancée,
distillent le miel vierge.
Le miel et le lait sont sous ta langue ;
et le parfum de tes vêtements
est comme le parfum du Liban.

Elle est un jardin bien clos,
ma sœur, ô fiancée ;
un jardin bien clos,
une source scellée.
Tes jets font un verger de grenadiers,
avec les fruits les plus exquis : le nard et le safran,
le roseau odorant et le cinnamome,
avec tous les arbres à encens ;
la myrrhe et l'aloès,
avec les plus fins arômes.
Source des jardins, puits d'eaux vives,
ruissellement du Liban !

LA BIEN-AIMÉE

Lève-toi, aquilon,
accours, autan !
Soufflez sur mon jardin,
qu'il distille ses aromates !
Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
et qu'il en goûte les fruits délicieux !

LE BIEN-AIMÉ

J'entre dans mon jardin,
ma sœur, ô fiancée,
je récolte ma myrrhe et mon baume,
je mange mon miel et mon rayon,
je bois mon vin et mon lait.
Mangez, amis, buvez,
enivrez-vous, mes bien-aimés !

LA BIEN-AIMÉE

Je dors, mais mon cœur veille.
J'entends mon bien-aimé qui frappe.
« Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,
ma colombe, ma parfaite !
Car ma tête est couverte de rosée,
mes boucles, des gouttes de la nuit ».
- « J'ai ôté ma tunique,
comment la remettrais-je ?
j'ai lavé mes pieds,
comment les salirais-je ? »
Mon bien-aimé a passé la main par la fente,
et pour lui mes entrailles ont frémi.
Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé,
et de mes mains a dégoutté la myrrhe,
de mes doigts la myrrhe vierge,
sur la poignée du verrou.

J'ai ouvert à mon bien-aimé,
mais tournant le dos, il avait disparu !
Sa fuite m'a fait rendre l'âme.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé,
je l'ai appelé, mais il n'a pas répondu !
Les gardes m'ont rencontrée,
ceux qui font la ronde dans la ville.
Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée,
ils m'ont enlevé mon manteau,
ceux qui gardent les remparts.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
si vous trouvez mon bien-aimé,
que lui déclarerez-vous ?
Que je suis malade d'amour.

LE CHŒUR

Qu'a donc ton bien aimé de plus que les autres,
ô la plus belle des femmes ?
Qu'a donc ton bien-aimé de plus que les autres,
pour que tu nous conjures de la sorte ?

LA BIEN-AIMÉE

Mon bien-aimé est frais et vermeil,
il se reconnaît entre dix mille.
Sa tête est d'or, et d'un or pur ;
ses boucles sont des palmes,
noires comme le corbeau.
Ses yeux sont des colombes,
au bord des cours d'eau se baignant dans le lait,
posées au bord d'une vasque.
Ses joues sont comme des parterres d'aromates,
des massifs parfumés.
Ses lèvres sont des lis ;
elles distillent la myrrhe vierge.
Ses mains sont des globes d'or,
garnis de pierres de Tarsis.
Son ventre est une masse d'ivoire,
couverte de saphirs.
Ses jambes sont des colonnes d'albâtre,
posées sur des bases d'or pur.
Son aspect est celui du Liban,
sans rival comme les cèdres.
Ses discours sont la suavité même,
et tout en lui n'est que charme.
Tel est mon bien-aimé,
tel est mon époux, filles de Jérusalem.

LE CHŒUR

Où est parti ton bien-aimé,
ô la plus belle des femmes ?
Où s'est tourné ton bien-aimé,
que nous le cherchions avec toi ?

LA BIEN-AIMÉE

Mon bien-aimé est descendu à son jardin,
aux parterres embaumés,
pour paître son troupeau dans les jardins,
et pour cueillir des lis.
Je suis à mon bien-aimé,
et mon bien-aimé est à moi !
Il paît son troupeau parmi les lis.

LE BIEN-AIMÉ

Tu es belle, mon amie, comme Tirça,
charmante comme Jérusalem,
redoutable comme des bataillons.
Détourne de moi tes regards,
car ils m'assaillent !
Tes cheveux sont un troupeau de chèvres,
ondulant sur les pentes du Galaad.
Tes dents sont un troupeau de brebis,
qui remontent du bain.
Chacune a sa jumelle
et nulle n'en est privée.
Tes joues sont des moitiés de grenade
derrière ton voile.

Il y a soixante reines
et quatre-vingts concubines !
et des jeunes filles sans nombre.
Unique est ma colombe, ma parfaite.
Elle est l'unique de sa mère,
la préférée de celle qui l'enfanta.
Les jeunes femmes l'ont vue et glorifiée,
reines et concubines l'ont célébrée :
« Qui est celle-ci qui surgit comme l'aurore,
belle comme la lune,
resplendissante comme le soleil,
redoutable comme des bataillons ? »
Au jardin des noyers je suis descendu,
pour voir les jeunes pousses de la vallée,
pour voir si la vigne bourgeonne,
si les grenadiers fleurissent.
Je ne sais, mais mon désir m'a jeté
sur les chars d'Amminadîb !

LE CHŒUR

Reviens, reviens, Sulamite ;
reviens, reviens, que nous te regardions !

LE BIEN-AIMÉ

Pourquoi regardez-vous la Sulamite,
dansant comme en un double chœur ?

Que tes pieds sont beaux dans tes sandales,
fille de prince !
La courbe de tes flancs est comme un collier,
œuvre des mains d'un artiste.
Ton nombril forme une coupe,
que les vins n'y manquent pas !
Ton ventre, un monceau de froment,
de lis environné.
Tes deux seins ressemblent à deux faons,
jumeaux d'une gazelle.
Ton cou, une tour d'ivoire.
Tes yeux, les piscines de Heshbôn,
près de la porte de Bat-Rabbim.
Ton nez, la tour du Liban,
sentinelle tournée vers Damas.
Ton chef se dresse, semblable au Carmel,
et ses nattes sont comme la pourpre ;
un roi est pris à tes boucles.

Que tu es belle, que tu es charmante,
ô amour, ô délices !
Dans ton élan tu ressembles au palmier,
tes seins en sont les grappes.
J'ai dit : Je monterai au palmier,
j'en saisirai les régimes.
Tes seins, qu'ils soient des grappes de raisin,
le parfum de ton souffle, celui des pommes ;
tes discours, un vin exquis !

LA BIEN-AIMÉE

Je suis à mon bien-aimé,
et vers moi se porte son désir.
Viens, mon bien-aimé,
allons aux champs !
Nous passerons la nuit dans les villages,
dès le matin nous irons aux vignobles.
Nous verrons si la vigne bourgeonne,
si ses pampres fleurissent,
si les grenadiers sont en fleur.
Alors je te ferai le don de mes amours.
Les mandragores exhalent leur parfum,
à nos portes sont tous les meilleurs fruits.
Les nouveaux comme les anciens,
je les ai réservés pour toi, mon bien-aimé.

Ah que ne m'es-tu un frère,
allaité au sein de ma mère !
Te rencontrant dehors, je pourrais t'embrasser,
sans que les gens me méprisent.
Je te conduirais, je t'introduirais
dans la maison de ma mère,
tu m'enseignerais !
Je te ferais boire un vin parfumé,
ma liqueur de grenades.

Son bras gauche est sous ma tête,
et sa droite m'étreint.

LE BIEN-AIMÉ

Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
n'éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,
avant l'heure de son bon plaisir.

LE CHŒUR

Qui est celle-ci qui monte du désert,
appuyée sur son bien-aimé ?

LE BIEN-AIMÉE

Sous le pommier je t'ai réveillée,
là même où ta mère te conçut,
là où conçut celle qui t'a enfantée.

Pose-moi comme un sceau sur ton cœur,
comme un sceau sur ton bras.
Car l'amour est fort comme la mort,
la passion inflexible comme le Shéol.
Ses traits sont des traits de feu,
une flamme du Seigneur.
Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour,
ni les fleuves le submerger.
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